Un nouveau Plan Local d'Urbanisme (PLU) voté le 18 juillet 2011

La commune de Landeronde était dotée d'un Plan d' Occupation des Sols (POS) approuvé le 28 février 1985, modifié en 1993, puis révisé en 1999, modifié à nouveau en 2004. Il avait fait l'objet de deux révisions simplifiées en 2006 et 2009.
Cet ancien document d'urbanisme n'offrant plus qu'une possibilité résiduelle d'accueil d'environ une quinzaine de nouveaux logements, la Commune de Landeronde a décidé le 8 mars 2007 d'engager une procédure de renouvellement de son document d'urbanisme.
Cette démarche devait bien sûr prendre en compte les différentes évolutions législatives et réglementaires, notamment celles issues de la loi « Solidarité et renouvellement urbain (loi SRU) du 13 décembre 2000 qui entraine la transformation du POS en PLU.



Les objectifs de développement communal 
:
- la création de nouveaux secteurs urbanisables (30 hectares supplémentaires),
- la poursuite de l'évolution de la population (hypothèse de 2 800 habitants dans les 15 ans à venir)
- la prise en compte des mesures environnementales du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Pays Yon et Vie,
- le maintien d'une activité agricole forte (85 % de la surface communale).

L'étude du projet
L'état des lieux a conduit à effectuer de nombreuses visites sur le terrain. Les propositions contenues dans le nouveau PLU ont nécessité la tenue d'une trentaine de réunions avec les services techniques et une concertation étroite avec les Personnes Publiques Associées (PPA).

La réflexion a respecté les orientations définies par le SCOT du Pays Yon et Vie ainsi que  les objectifs environnementaux qui prévoient notamment une modération de la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers.

Le règlement du PLU intègre les orientations nouvelles imposées aux constructions en matière de performances énergétiques et environnementales, d'infrastructures collectives et de réseaux de communication. Il prévoit également une densité minimum de construction (15 logements par hectare) et prend en compte les déplacements et le développement des transports collectifs. Les projets d'équipements collectifs sont compatibles avec l'activité agricole existante (consommation d'espace) et ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages.

Les orientations générales de ce projet sont résumées dans le Plan d' Aménagement et de Développement Durable (PADD) adopté par le Conseil municipal le 4 décembre 2008, soit :
- accueillir de nouveaux habitants et préserver l'équilibre entre les générations,
- conforter le bourg et sa fonction fédératrice de service,
- favoriser durablement l'agriculture en préservant les surfaces.
- maintenir les services et commerces de proximité et diversifier le tissu économique local (zone d'activités de La Grolle),
- préserver les ressources en eau (zones humides, ruisseaux, vallée verte,...),
- protéger les éléments patrimoniaux d'intérêt (chemins ruraux, paysages, haies, boisements, puits, calvaires,...).

Des choix d'intérêt collectif
Les personnes intéressées par ce projet sont venues s'informer lors de la réunion publique organisée à la Salle Astoul le 1er juillet 2009. L'enquête publique s'est déroulée en Mairie du 24 mai au 23 juin 2011 : une quinzaine de personnes se sont déplacées afin de faire part de leurs observations auprès du Commissaire enquêteur qui les a examinées individuellement et a communiqué ses conclusions.

Le nouveau PLU vient donc d'être approuvé par le Conseil municipal réuni le 18 juillet 2011.

Comme prévu, ce plan et son règlement s'attachent à prendre en compte toutes les orientations d'aménagement :
- option ferme pour l'assainissement collectif avec raccordement gravitaire seulement,
- développement urbain économe en consommation de l'espace, visant à regrouper et densifier les extensions autour du bourg,
- démarche volontaire visant à accroitre la part de logements locatifs dans la commune (réaliser de 20 % de logements sociaux pour les opérations dépassant 15 logements),
- maîtrise de l'ouverture à l'urbanisation : zones 1AU immédiatement constructibles et zones 2AU à aménagement différé.

Ainsi, une simple révision du PLU suffira ensuite dans les prochaines années afin de libérer de nouvelles surfaces destinées à un développement communal maîtrisé et durable.